mercredi, 06 août 2008
Les festivals de l'été (partie 1)
L'été, c'est l'heure des festivals en tout genre et des sorties exceptionnelles. J'ai ainsi participé à plusieurs d'entre eux, en compagnie de Kwoll. C'est pourquoi je lui laisse le soin de raconter elle-même ces différentes sorties et vous invite à les lire sur son blog.
Derrière ce jeu de mot alcoolisé se cache une initiative du café-concert Mamm Kounifl à Locmiquélic. Première édition de ce petit festival prometteur et à l'ambiance très sympathique. Ils accueillaient les Spams, Rhum & Eau, Kavell, Barbara Luna et Ren-Ren. Le public n'a malheureusement pas répondu à l'appel. Mais le minahouet étant têtu, ils recommencent l'an prochain !
Je n'ai qu'un seul mot à dire... Still Loving Youuuuuuu Bon ok ça fait 3. Mais c'est pour eux que nous sommes allés le vendredi soir 4 juillet. Juste pour Scorpions ! C'est quand même un groupe mythique ! Et sa seule date française. En attendant, nous apprécions Louis Bertignac et Cali. Grosse découverte là. On avait pas accroché aux albums, mais en concert, c'est un autre Cali. Un Cali exceptionnel. Nous voilà sous son charme.
Point de festival ici, mais une sortie peu commune. Avez-vous déjà visité un zoo la nuit ? Et bien c'est ce que propose le zoo de Pont-Scorff près de Lorient. 5 Soirée dans l'été pour découvrir les animaux en nocturne. Bel éclairage, spectacles d'animaux impressionnants à la nuit tombée, concert des Gabiers d'Artimon. Dommage qu'une partie du zoo soit fermée, en plus nous n'avions pas eu le temps de la visiter quand il faisait encore jour. Finalement, à quelques exceptions près, les animaux ne sont guères plus actifs la nuit que le jour. En tout cas, ça n'empêche pas les lions de dormir. Les girafes auront été exceptionnelles, tendant le cou (et la langue) pour attraper nos mains dans l'espoir d'y trouver quelque victuaille.
Au pont du Rock (premier soir)
Un festival rock ! A Malestroit près de Vannes. Ce premier soir, nous venons principalement pour un seul groupe : les Dionysos ! Dont nous avons acheté le T-Shirt. J'ai frolé la mort dans le pogo, mais heureusement Kwoll a veillé à me sauver la vie. Merci à elle. Le sol étant un peu boueux, nous avons ruiné la moquette de la voiture de Kwoll, puis de la mienne et enfin j'ai ruiné le paillasson de l'entrée de ma résidence. Désolé. Mais bon, Dionysos le valait bien. Toujours dans cette forme incroyable et ils ont ramené leur déco sur scène.
Mourir pour Cali (suite du Pont du Rock)
Oui, le lendemain il y avait Cali et ce pogo tellement violent. Un Cali pas du tout diminué par son entorse, qui balance ses béquilles et assure tout le concert à cloche-pieds. Il est malade ce type ! mais maintenant, je le respecte, l'admire et suis devenu fan. Mais juste avant, il y avait les tranquilles Moriarty que j'aime bien. Et en plus ils ont fait des reprises sympa, dont Depeche-Mode. Daniel Darc encore un peu plus tôt aussi... Mouais, un drôle de style et de comportement, pas très sympathique et une basse qui faisait mal aux oreilles, même avec des bouchons.
Mais l'été n'est pas fini ! retour ici-même dans un mois pour la suite des réjouissances, à savoir : le Festival Interceltique (l'officiel et le Off avec Rhum & Eau), Le festival du Roi Arthur avec Merzhin et Billy Ze Kick (plus plein d'autres groupes aux noms rigolos comme Kreposuk) et ce qui pourrait m'arriver de bien d'ici fin aout. Pour ceux que ça intéresse, le FIL, c'est tout de suite à Lorient. Le roi Arthur, ce sera les 29 et 30 aout à Bréal sous Monfort (près de Rennes)
Bonnes vacances !
10:15 Publié dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bobital, rhum, eau, scorpions, malestroit, dionysos, cali
dimanche, 06 janvier 2008
La Mécanique du Coeur
La Mécanique du Coeur ? c'est quoi ?
C'est un disque... mais pas seulement
C'est un livre... mais pas seulement
C'est en réalité une aventure musicale du groupe Dionysos mené par Mathias Malzieu.
Le livre :
Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère donc, et surtout, surtout, ne jamais tomber amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté.
Voilà une histoire qui, dès le synopsis, m'accroche énormément. Peut-être est-ce du à mon état sentimental actuel, mais je suis devenu très sensible aux histoires d'amour. Alors quand on rajoute quelques éléments fantaisistes, ça me plait encore plus. L'univers de l'histoire est très "burtonnien" avec des personnages parfois étranges et des décors à vous glacer le sang. On suit sans peine le héros Jack dans son aventure, dans sa quête amoureuse de la petite chanteuse et plusieurs fois je me suis dit que j'aurais sans doute fait pareil. Mais ce livre n'est pas seulement une histoire à l'eau de rose. Il sera difficile pour Jack de décrocher le coeur de Miss Acacia. des obstacles surgiront sur sa route et l'aide pourra parfois venir de personnages mystérieux qui ne nous sont pas inconnus tel que Méliès.
L'auteur est parfois ignoble avec son héros, le mettant dans des situations réellement affreuse. L'un des éléments les plus dur que j'ai trouvé est la correspondance qu'il échange avec sa "mère" ignorant tout du sort que le destin a réservé à la sorcière par la faute d'un pigeon voyageur défectueux. Quand à la fin, juste et bien trouvée, elle est magnifiquement triste pour un coeur attendri. Et oui, n'oublions pas que les histoires d'amour finissent mal... en général. Ma principale déception concerne tout un passage du livre dans lequel il ne se passe pas grand chose, certes, on comprend que le temps passe, mais on s'y ennuie. Le train-train quotidien est rarement passionnant. Enfin, on reconnait aisément, en lisant le livre, des personalités connues. Il parait évident que la petite chanteuse n'est autre qu'Olivia Ruiz, la compagne à la ville de mathias. Les descriptions sont sans équivoque.
Le disque :
Auteur du livre, Mathias malzieu est également le leader du groupe de rock Dionysos. Il faut avouer que je lui ressemble un peu sur certains points. Il m'est souvent arrivé, lors de mes rares minutes créatives, que le texte que j'écrivais serait transposé au cinéma, avec une musique bien à lui. Lorsque je lis un livre, je m'imagine parfois la scène à l'écran et la musique qui va avec. J'en ai rêvé, IL l'a fait. On peut résumer ce disque en disant qu'il s'agit de la bande originale du livre. On connaissait les BO de film, voici donc celle d'un livre
Les textes des chansons sont bien entendues inspirées du livre jusqu'à reprendre parfois le texte exact. Les personnages chantent dans le livre, et bien écoutez-le sur le disque ! Et pour incarner chaque personnage, Mathias (alias Jack) et son groupe ont su bien s'entourer :
- Emily Loizeau dans le rôle de la sorcière Madeleine
- Arthur H dans le rôle de ... Arthur
- Olivia Ruiz incarne Miss Acacia la petite chanteuse
- Elisabeth Mestre et Rossy De Palma en prostituées
- Grand Corps Malade dans le rôle de Jo, l'ennemi de Jack
- Jean Rochefort est Méliès
- Alain Bashung incarne Jack l'Eventreur
- Et Eric Cantona fait office de narrateur
La musique est entrainante, les chansons sympathiques et tel une BO de film, l'écoute de ce disque fait ressurgir des passages du livre, donnant envie de le relire. Je regrette toutefois que beaucoup de chansons soient en langue anglaise. C'est bien mais, j'aime beaucoup pouvoir comprendre les paroles sans devoir me concentrer pour les écouter
Dionysos ne manque pas de projet. Alors que la tournée va démarrer, il se murmure que le groupe prépare une comédie musicale basée sur ce livre-disque ramenant sur scène tous les chanteurs et acteurs qui ont participé à l'album. Quand je vous disais que comme moi, ce gars rêve de voir son oeuvre sur tous les supports... Je compte bien aller voir le résultat. J'évoquais pour le livre un univers burtonien, voici un élément qui confirme cette ambiance. Il s'agit du clip vidéo de Tais-toi mon coeur, duo de Dionysos et Olivia Ruiz. Bonne écoute et... bonne lecture !
18:45 Publié dans Livre, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dionysos, mécanique, coeur, olivia ruiz, homme, trucage




