mercredi, 22 octobre 2008

Manu

manu.jpgDe Dolly à Manu

Il y a déjà quelques années, un ami qui me transbahutait en voiture m'a fait écouter Dolly que je ne connaissais pas. J'ai tout de suite été envouté par la voix de la chanteuse, emballé par le rythme. En quelques secondes, je suis devenu fan et je me suis précipité à la médiathèque emprunter le cd.

Dolly est un groupe de rock, originaire de Nantes, né à la fin des années 90. Très vite le succès est au rendez-vous avec leur premier album éponyme grâce notamment au titre Je ne veux pas rester sage. Ils tournent alors dans toute la France et de grands festivals musicaux. Leurs quatre albums rencontreront le succès sans pour autant occuper les devants du "paysage musical français."

En 2005, le groupe se dissout après la mort tragique de Mikka, le bassiste, dans un accident de voiture. Depuis, plus rien, disparition complète. Les membres du groupe se tournèrent vers d'autres horizons comme la réalisation d'albums. Et puis en 2007, un come-back se fait sentir, Manu se produisant en première partie de Dionysos et Indochine. C'est d'ailleurs par Dionysos que j'apprend le retour de Manu. Lors de leur concert à Nantes en 2008, Matthias a évoqué avec nostalgie le groupe Dolly et annoncé la sortie de l'album de Manu à la rentrée.

 

Rendez-vous avec Manu

Le 29 septembre 2008, Manu sort son premier album en solo Rendez-vous alors que son premier titre Tes Cicatrices tourne déjà sur les radios rock depuis quelques semaines. Déjà subjugué par le titre qui tourne à la radio, je me dépèche d'acheter l'album et me plonge dans l'écoute. Dès les premières notes, je ressens des frissons parcourir mon corps. La musique est magnifique, la voix toujours aussi envoutante. On reconnait sans peine la patte de Dolly, normal, Manu continue à faire la musique qu'elle aime. C'est donc du Dolly mais ce n'en est pas non plus, c'est plus personnel. C'est pourquoi Manu a préféré sortir un album solo, car les chansons qu'elle a écrit lui sont propres et elle ne voulait pas les imposer à un groupe. Elle a donc choisi de partir en solo... en duo avec Nico, ex-dolly également, à la réalisation de l'album et aux arrangements musicaux.

Inutile de préciser que l'album tourne quasiment en boucle sur mon ipod depuis sa sortie. La musique m'envahit, les paroles me portent. Je me sens bien quand l'écoute Manu. Cela me rappelle un livre de Bernard Werber La Révolution des Fourmies dans lequel un groupe de rock décide de faire du bien au corps des gens avec leur musique. Déjà à l'époque, j'imaginais que ce groupe était Dolly. J'aimerais faire pouvoir connaître Manu et Dolly à tous les gens que j'aime. Je recommande chaudement cet album et souhaite qu'on oublie vite des ados idiots de BB Brunes et leur rock préformaté qui squatte toutes les ondes pour les remplacer par cette oeuvre musicale de toute beauté.

Manu a donné une série d'interviews à la radio publique Le Mouv' qui a podcasté l'émission. Interview et morceaux de l'album ou acoustique. Vous pouvez l'écouter ici (45 minutes environ) :
podcast

 

Manu sur scène

manu-2.jpgComme elle le dit en interview, l'une des choses que Manu préfère, et qui lui a manqué depuis la fin de Dolly, c'est la scène. Avec son nouvel album sur le dos et sa guitare à fleurs, elle est partie pour tourner dans toute la France. J'ai eu la chance de pouvoir aller la voir lors du festival de la Dent Creuse de Guéhenno. (56) Bon déjà j'ai acheté l'affiche du concert, (c'est le visuel que j'ai mis plus haut) c'était dans une salle de sport, il faisait pas chaud et yavait pas grand monde. Manu a semblé déçue car le public était calme.

Bien que n'étant visiblement pas prête au début du concert (ils venaient de faire la balance en public, sans Manu) la musique nous a quand même tout de suite pris aux tripes. Tandis que certains étaient tout fou, sautaient à droite à gauche, beaucoup vivaient la musique intérieurement, se balançant légèrement au gré du rythme.

'il y a une chose que j'aime dans les concerts, ce sont les éclairages de scène. Et là, ils étaient fort beaux, mélangeant les couleurs et se diffusant partiellement dans le public. Manu tronait là, au milieu, entourée de ses guitaristes/bassiste - qui changeaient d'instrument entre presque tous les morceaux - et le batteur derrière. Dommage qu'on ne remarque pas plus le son de la guitare fleurie de Manu au milieu des deux autres. Par contre, elle affectionne visiblement le grattage intensif de cordes au ras du sol ou tripatouiller sa voix pour obtenir des effets. Ce qui avait pour conséquence de la voir parfois disparaitre à nos yeux tandis qu'elle manipulait ses réglages au sol.

Grosse erreur par contre, priver le public (qui réclamait) de son rappel. Peut-être était-ce imposé par le festival, mais ça parait tout de même étonnant. D'ailleurs je souhaiterais poser une question technique, s'il y a des gens qui s'y connaissent en sono de concert. Deux questions en fait. 1 : Pourquoi les instruments sont-ils toujours si forts en concert, rendant la voix incompréhensible ? 2 : pourquoi placer un micro sur l'ampli de guitare électrique sur scène alors que l'on pourrait relier la guitare directement à la régie son ?

 

Pour finir, je suis extrèmement ravi de retrouver Manu et sa musique, la musique de Dolly, si reconnaissable à mes oreilles. L'album est de grande qualité et me fait du bien. J'aimerais toutefois avoir l'occasion de la revoir en concert, dans de meilleures conditions car il me parait surprenant pour quelqu'un adorant la scène (c'est elle qui le dit) de ne pas être prêt et de zapper le rappel.

site officiel : www.manu-friends.com

jeudi, 17 mai 2007

Olivia Ruiz

medium_OliviaRuiz.jpgOlivia a 27 ans et est originaire de Carcassonne et d'Espagne. Elle est la fille du chanteur et musicien Didier Blanc.

Elle a commencé sa carrière par la Star Academy en 2001. cette première édition de l'émission de TF1 lui aura servi de tremplin mais lui a aussi fermé des portes. Mais qu'est-elle venu faire là-dedans aussi ? l'esprit et la musique de cette émission ne lui plaisent pas. Proche de la finale, elle apprend que des artistes tels que Pascal Obispo vont écrire des chansons pour le ou la gagnante. N'appréciant pas ces musiques qu'elle considère comme commerciales, elle réclame à la production de la faire perdre. Ce qui fut le cas, laissant la victoire à Jennifer.

Vient alors la traversée du désert. Tous les artistes et groupe qu'elle aime, avec qui elle aimerait travailler lui tournent le dos avec mépris car elle sort de la Star'ac. Jusqu'au jour un certain Nery s'intéresse aux capacités de la jeune chanteuse. L'approbation de cet artiste lui ouvre alors les portes du monde qu'elle rêvait d'intégrer. Elle fera participer à son album les Weepers Circus avec qui elle fera de nombreux duos (sans vous aimer par exemple) et Juliette. Selon l'histoire, cette dernière aurait fait boire Olivia à outrance afin de voir ce que la petite a dans le corps. Elle remporte l'épreuve et Juliette lui écrit une chanson. Olivia écrit aussi elle-même des chansons. Juliette lui fait alors remarquer qu'Olivia n'a pas besoin qu'elle lui écrive des chansons, la chanteuse se débrouille déjà bien tout seule. Pour son second album, elle fait appel également aux Têtes raides, Tryo, Dionysos, ...

En 2007, Olivia Ruiz remporte deux victoires de la musique : artiste ou interprête féminine de l'année et spectacle musical de l'année. Spectacle que je suis allé voir à Nantes, Lorient étant complet 6 mois à l'avance.

 

Le concert !

 

 Plus d'une heure avant le début du concert, il y a déjà foule à faire la queue pour entrer dans le Zénith de Nantes. Quand j'entre dans la salle, les meilleures places sont déjà prises et la fosse, très peu pour moi. Bizarrement, la capacité totale de la salle n'a pas été utilisée. les places les plus éloignées sont cachées derrière un rideau et les sièges sur les côtés sont protégés par des housses. Quelques minutes avant le début du concert, les gens s'entassent dans la fosse. il n'y a pas assez de places assises, beaucoup de monde s'installe dans les allées et escaliers. Les lumières s'éteignent... ça commence.

Du rap ! C'est quoi cette première partie ? un BJ avec un bonnet jusqu'au nez derrière des platines et deux rappeurs agressifs et nuls. Dans le public, c'est la consternation. Des sifflements fusent de ci de là. j'entends autour de moi des spectateurs s'exclamer "c'est quoi cette merde ?" ils essaient de chauffer la salle "Faites du bruit Nantes !" en vain. Un léger "ouais" en réponse. Seul le respect nous retiens de les huer. "Vous en voulez encore?" lancent-ils après 3 chanson. "Non" réponds la salle. Qu'importe, ils continuent quand même avant de partir après 30 minutes de cassage d'oreilles.

Quelques minutes après, les lumières s'éteignent à nouveau. enfin ça commence vraiment ! Que nenni. Encore une première partie. Une chanteuse cette fois-ci, un peu dans la même veine qu'Olivia ou qu'Oshen. Elle joue une chanteuse pas douée et réussie à plaire au public, lançant des vannes, jouant avec nous. Voilà 30 autres minutes fort agréables.

Après une nouvelle pause pendant laquelle l'équipe de la salle a permis l'accès aux rangées de sièges sur les côtés, Olivia arrive enfin sur scène dans une musique très rock. (Quijote) L'éclairage est d'abord déroutant. Uniquement du blanc avec un peu de jaune/orangé et du rouge de temps en temps. Mais on finit par s'y faire. Olivia enchaîne avec Les Non-dits avant de enfin saluer le public. par la suite, tout le long du spectacle, elle présente chaque chanson qu'elle interprête, s'adressant et jouant avec le public. On découvre une Olivia très ouverte et bavarde, nous racontant des anecdotes de sa vie ou de la tournée. (il parait que le guitariste Robin fait une allergie juste au-dessus des fesses) Non contente de nous interpréter les chansons de ses albums, elle chante quelques reprises dont Gainsbourg et Gina. La reprise de l'escalier est formidable, constituant un jeu continu avec le public. Exemple :

Olivia, chantant "Notre histoire a commencé un soir..." (blanc)

le public : "d'été"

Olivia : "Perdu c'est pas ça !" (chantant : ) "de juin..." "Ah vous étiez pas loin !"

 Et quand Olivia nous chante J'traine les pied, le public aussi. Elle trouve ça si beau qu'elle fait stopper la musique, ne gardant que le xylophone et nous laisse chanter.

Elle nous a offert deux rappels. Un normal et un juste elle et Robin avec une petite guitare des îles (j'ai oublié le nom de l'instrument) 

 Je suis ressorti de là vraiment heureux. Je ne regrette absolument pas d'avoir du me déplacer à Nantes. Le spectacle valait réellement le cout. Restait juste à sortir du parking. une demi-heure pour en sortir...

 

medium_olivia_zenith0001.jpg

 Fruit du hasard, le spectacle d'Olivia au Trabendo est passé à la télévision deux jours après. Je l'ai regardé et j'ai constaté que ses interventions entre les chansons étaient différentes. J'ai vraiment apprécié ça. Cette volonté qu'un concert ne ressemble pas tout à fait à un autre. Variant les vannes et les jeux avec le public. Oui, je peux le dire, Olivia Ruiz est une grande artiste.